Maison du Peuple d’Europe

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Le migrant est un sujet politique

Le migrant est un sujet politique à part entière, et pas seulement un demandeur de papiers.
Pour permettre à ce nouveau sujet politique de participer activement dans l’espace public européen :
« Les personnes sans papiers qui vivent en Europe devraient avoir accès à la régularisation parce qu’elles résident déjà en Europe et elles participent déjà à la vie économique, sociale et culturelle des pays européens. La régularisation des personnes sans papiers n’est pas une concession mais un droit de résidence européen.»

Un débat concernant les droits européens de résidence devrait être ouvert.
Le renforcement des droits européens de résidence permettrait de contribuer à l’enrichissement culturel, scientifique, matériel… de nos sociétés. Le regard extérieur voire critique que le migrant comme nouveau sujet politique pose sur nos sociétés nationales pourrait être profitable à la société européenne. Il pourrait nous faire prendre conscience de nos forces et faiblesses. « Pour savoir qui on est, on a besoin de se confronter à l’autre, à la différence ». Il pourrait nous aider à trouver des
solutions et des améliorations innovantes.

Cependant, pour garantir le droit de parole aux migrants, après une période probatoire normale, Il faudrait octroyer le droit de vote à tous les résidents européens.
Indépendamment du pays d’origine des personnes migrantes et de la raison de leur migration, les actes de citoyenneté et la participation au vivre ensemble devraient être les seuls critères permanents pour leur octroyer une citoyenneté.
Régulariser des personnes sans-papiers c’est alors la formalisation d’un nouveau sujet politique, d’un moteur nouveau de l’histoire de l’émancipation des catégories sociales fragilisées. Pour ce nouveau sujet politique il faudrait redéfinir l’espace public commun européen, afin qu’il soit plus inclusif et participatif.
Renforcer les droits européens de résidence serait la première étape pour permettre aux personnes migrantes de participer à la construction d’un nouvel espace commun européen.

En savoir plus ? « Droits de résidence européens, valeur ajoutée pour la migration »  

 

Action concrète pour les migrants bloqués à la porte de l’UE  

Actions entreprises

La MPEVH a appelé, en mars 2021, les Bruxellois et Bruxelloises à l’aide pour charger un camion de vêtements chauds, chaussures, chaussettes, pour femmes, hommes, enfants, des produits hygiéniques, couvertures, tentes, produits alimentaires impérissables.

Des Bruxellois natifs, de première et deuxième génération, des expats, des personnes sans papiers, tous et toutes ont contribué à la bonne réussite de ce projet.

C’est un message d’espoir que la Maison du Peuple d’Europe a envoyé par le biais de ce camion  chargé de 28 mètres cubes de produits demandés par les migrants depuis Bruxelles à Bihać, en Bosnie Herzégovine, à la frontière avec la Croatie, là où ils sont bloqués et ne peuvent pas entrer en Europe.

 

Actions à entreprendre

Après l’action du camion réalisée sur le terrain, il s’agit :

1) d’organiser une exposition photos de l’action réalisée dans un bâtiment de la Commission européenne facilement accessible par le grand public. Le but de cette exposition est de dénoncer la situation sur le terrain, la vie des migrants, les  maltraitances subies à la frontière avec la Croatie, les problèmes causé par les camps des réfugiés gérés par l’Organisation Internationale des Migrations.

2) de faciliter la publication d’un journal local des migrants à diffuser parmi la population locale. Le but est de créer de la communication là où il y a que de la méfiance.

3) de renforcer les contacts en établissant un réseau entre les associations bruxelloises et les associations de terrain sises à la frontière entre la Bosnie-Herzégovine et la Croatie. Le but est de faire sur place des BRI-Co (lien vers page ACTIVITES),

initiatives citoyennes qui visent à la participation de tou-te-s et de chacun-e dans le fonctionnement  démocratique et social de la vie en commun.

Le projet est ambitieux, il vise à créer un nouveau réseau associatif entre la région de Bruxelles et les cantons frontaliers de la Bosnie-Hérzégovine et la Croatie. Il s’agit de créer un pays dans le pays, une Europe citoyenne, solidaire, hospitalière et sociale entre Bruxelles et des villages frontaliers. Ce projet mobilise les méthodologies développées en Région de  Bruxelles capitales et dans la francophonie par les programmes de cohésion sociale et d’éducation permanente.