Historique du projet de la MPEVH « Processus social et démocratique. Pour un espace commun citoyen »:

 

Ce projet a commencé par la mobilisation de certains constats de l’enquête Noir Jaune Blues. Cette enquête a fait grand bruit lors de sa parution en janvier 2017 et a mis en évidence un certain nombre d’hypothèses sur le délitement du lien social qui recoupaient, pour partie, les analyses de la MPVEH. En filigrane des questions mises en lumière par cette enquête, figurait le devenir de la cohésion sociale dans un contexte global de perte de sens et de confiance démocratiques.
Il y a trois publics concernés par ce projet qui, selon la terminologie de l’enquête « Noir, Jaune, Blues » de la fondation « Ceci n’est pas une crise », présentée par le Soir et la RTBF, sont appelés les « ambivalents », les « renaissants » et les « abandonnés ».

Les renaissants et les abandonnés figurent parmi les deux groupes classés antisystème, les ambivalents sont hésitants ainsi que leur nom l’indique. Les abandonnés sont considérés comme fermés, les renaissants comme ouverts, alors que les ambivalents sont mitigés. 

Le projet de la MPEVH s’est basé sur l’hypothèse qu’un processus de démocratisation (ou de retour à la démocratie) exige un rapprochement de ces forces à partir du lieu de vie le plus proche de chaque citoyen/citoyenne, à savoir des quartiers composés par 5000-6000 habitants, y compris les associations de terrain domiciliées sur leurs territoire.

Ces questions conditionnent l’évolution sociale et exigent de mettre au point des stratégies pour éviter toute forme d’exclusion sociale encore plus grave que celle que nous connaissons actuellement. La place qu’occupe la Maison du Peuple d’Europe (MPEVH) est de contribuer, par le biais de ce projet, à éviter une majeure exclusion sociale pendant le processus de transition économique et sociétal en cours. Accompagner cette transition de façon démocratique et sociale signifie créer des espaces publics citoyens à plusieurs niveaux en partant du niveau du quartier. C’est par les biais des espaces publics citoyens

que des citoyens visibles et les invisibles , en partant de la question sur la réparation, auront un espace où le «je ferai» se joint au «tu feras» pour aboutir à un « nous proposons, imaginons, revendiquons, et refusons ».