Le migrant est un sujet politique

Le migrant est un sujet politique à part entière, et pas seulement un quémandeur de papiers.
Pour permettre à ce nouveau sujet politique de participer activement dans l’espace public européen :
« Les personnes sans papiers qui vivent en Europe devraient avoir accès à la régularisation parce
qu’elles résident déjà en Europe et elles participent déjà à la vie économique, sociale et culturelle
des pays européens. La régularisation des personnes sans papiers n’est pas une concession mais un
droit de résidence européen. »
Un débat concernant les droits européens de résidence devrait être ouvert.
Le renforcement des droits européens de résidence servirait à contribuer à l’enrichissement culturel,
scientifique, matériel… de nos sociétés. Le regard extérieur voire critique que le migrant comme
nouveau sujet politique pose sur nos sociétés nationales pourrait être profitable à la société
européenne. Il pourrait nous faire prendre conscience de nos forces et faiblesses. « Pour savoir qui
on est, on a besoin de se confronter à l’autre, à la différence ». Il pourrait nous aider à trouver des
solutions et des améliorations innovantes.
Cependant, pour garantir le droit de parole aux migrants, après une période probatoire normale, Il
faudrait octroyer le droit de vote à tous les résidents européens.
Indépendamment du pays d’origine des personnes migrantes et de la raison de leur migration, les
actes de citoyenneté et la participation au vivre ensemble devraient être les seuls critères
permanents pour leur octroyer une citoyenneté.
Régulariser des personnes sans-papiers c’est alors la formalisation d’un nouveau sujet politique,
d’un moteur nouveau de l’histoire de l’émancipation des catégories sociales fragilisées. Pour ce
nouveau sujet politique il faudrait redéfinir l’espace public commun européen, afin qu’il soit plus
inclusif et participatif.
Renforcer les droits européens de résidence serait la première étape pour permettre aux personnes
migrantes de participer à la construction d’un nouveau espace commun européen.

Lire le rapport du 3 et 4 Avril 2019  ICI